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Album de famille

Je suis la benjamine d'une famille de neuf enfants, 5 garçons et 4 filles, qui vivent assez éloignés les uns des autres. Nous avons beaucoup d'affection les uns pour les autres mais seules les grandes occasions, comme les mariages ou les décès nous donnent l'opportunité de nous réunir. Heureusement qu'il y a le téléphone.  J'entretiens toutefois un lien fraternel  très important avec l'un de mes frères, Louis, qui m'a aidée à faire de grands pas d'évolution. Vous le retrouverez à maintes reprises dans les propos de mes dernières publications. Louis m'a notamment aidée à retrouver l'enfant en moi et à apprendre à devenir mon propre parent. C'est également lui qui m'a fait mieux comprendre cette réalité qu'on ne doit pas confier son bonheur à quelqu'un d'autre mais bien trouver en soi la joie de vivre.
 
 
Mon père Louis Morgan que j'ai malheureusement trop peu connu. 

Les souvenirs que j'ai de lui me portent à croire qu'il a été mon premier Prince Charmant.

Le fait de perdre très jeune son père ou sa mère engendre chez l'enfant orphelin une grande insécurité. Je n'ai pas échappé à la règle mais j'ai quand même réussi, avec détermination, à m'en sortir .

Je vous invite à suivre, à travers mes différentes publications, le long mais passionnant chemin qui m'a conduite à une grande libération émotive. Ce chemin n'a pas toujours été facile mais je peux maintenant affirmer qu'il y a toujours une lumière au bout du tunnel même le plus sombre.

Ma mère Marie-Reine Levert a été, avant son mariage, une infirmière dévouée. Pour elle, il s'agissait avant tout d'une vocation. Elle avait comme modèle La Petite Thérèse de l'Enfant-Jésus.

Maman était très spirituelle et m'a transmis le goût de la méditation.

Elle avait pour habitude de dire que son plus grand trésor était son intimité. De plus, elle avait comme principe de vivre et laisser vivre dans le plus grand respect des autres.

Elle nous a donc inculqué la tolérance et l'acceptation des êtres humains quelles que soient leurs particularités. Je lui en suis reconnaissante car je considère cette philosophie empreinte d'une grand sagesse.

Maman a été autonome et très lucide jusqu'à son décès à l'âge de 88 ans.

À Miami avec mes  parents

N'ai-je pas l'air d'un petit garçon ? 

Mes parents ont beaucoup voyagé et ils ne pouvaient pas tous nous emmener. Cette fois, âgée de 4 ans, j'ai eu le privilège de les accompagner et on m'a raconté que cela avait suscité une certaine envie de mes frères et soeurs.

Cette chance fut cependant la dernière car par la suite, dès l'âge de 5 ans, je suis entrée au  pensionnat comme c'était la coutume à l'époque.

Cette longue période d'internat - douze années au total - m'a beaucoup marquée. J'y ai néanmoins acquis une bonne base académique et une formation en piano.

Ça y est, je suis redevenue une petite fille

 
À la cabane à sucre avec Daddy : j'étais déjà gourmande

Quelques années plus tard, j'ai vécu le cauchemar d'être anorexique-boulimique. Fort heureusement, je me suis sortie de cet enfer dont je parle notamment dans mon dernier livre Le Courage d'être heureux

Grâce à la programmation du subconscient, technique décrite avec précision dans mon premier livre Pourquoi pas le bonheur ? j'ai définitivement réglé mes problèmes de poids

 
 
Croire au Père Noël ça ne peut faire de tort après tout

Ce que j'ai toute ma vie demandé au Père Noël était de trouver un bon conjoint pour fonder une famille. Le Père Noël savait sans doute que la réalisation de ce souhait n'était pas vraiment ce que j'avais choisi comme karma afin d'évoluer et de trouver ma mission sur terre.

Le Père Noël ne m'a quand même pas oubliée et il a toujours placé sur ma route des personnes de grande valeur avec lesquelles je n'ai pas fondé une famille mais avec lesquelles il m'a été permis d'avoir beaucoup de bonheur.

Je garde un tendre souvenir de tous mes compagnons de route qui m'ont tous, chacun à leur façon, appris un petit peu de la vie et beaucoup de moi-même.

Le Père Noël a enfin comblé mes aspirations en me permettant de vivre avec Pierre une belle histoire d'amour pas seulement dans les livres mais également incarnée au quotidien. Les animaux ne remplacent certes pas le bonheur d'avoir des enfants à chérir mais ils nous apportent beaucoup de vie dans la maison.

Malgré notre âge et les chances minimes de devenir parents, nous n'avons pas exclu cette hypothèse puisque nous sommes encore très fonctionnels pour vivre cet événement qui serait, dans notre situation, on ne peut plus providentiel. Nous... on essaie... la vie et l'amour feront peut-être le reste.

 
Me voici dans la neige avec ma soeur Clairequi est de six ans mon aînée. Elle a les yeux bleus de maman et le sourire d'Ingrid Bergman. Ce qu'elle en a fait tourner des têtes !

Artiste dans l'âme, elle peut tout faire de ses mains. Elle a patiemment passé des heures à confectionner des petits points tous plus beaux les uns que les autres. Je me souviens aussi d'avoir dansé avec elle sur la musique du Bourdon. Quel souvenir heureux !

Elle demeure assez loin mais nous nous parlons régulièrement au téléphone. À sa fête, je lui envoie toujours une carte pour lui rappeler que sa petite soeur l'aime beaucoup malgré la distance.

 
Et voilà mon frère Louis que mes lecteurs et lectrices connaissent déjà par les propos de mes livres. Depuis le décès de ma mère, Louis a tout été pour moi : un frère, bien sûr, mais aussi un bon parent, un guide spirituel et psychologique, un bon conseiller et un ami incomparable. 

Grâce à lui, j'ai retrouvé l'enfant en moi et j'ai réussi à me débarasser de la dépendance affective. Mes trois derniers livres lui rendent hommage mais il n'y a certes pas de mots qui soient à la hauteur de la reconnaissance que j'ai pour lui. Il a été si patient.

Je fais le voeu qu'il demeure toujours près de nous comme un ange gardien car nul autre que lui ne sait mieux entendre la souffrance et l'accueillir.

 
Mon grand-père maternel Joseph Levert a toujours aimé les voyages. C'était un conteur né. Il a vécu avec nous pendant quelques années et j'ai un doux souvenir de son court passage dans ma vie. 

Ayant découvert ma passion pour la danse classique, il m'offrit un jour une poupée ballerine.  Cher grand-papa, comme tu avais économisé pour m'offrir un tel présent de luxe pour l'époque.

Je me souviens de ses contes interminables un peu comme le faisait le Capitaine Bonhomme à la télévision québécoise. Mon récit préféré a toujours été le Petit Boeuf Rouge qui avait un mouchoir magique dans son oreille droite. Lorsque Ti-Jean, le héros de l'histoire, avait faim, il n'avait qu'à tirer le mouchoir de l'oreille, de la placer sur le sol et de dire : Table, mets-toi. Des mets succulents étaient instantanément à la disposition de Ti-Jean et de son grand appétit.

 
 
Et voici ma grand-mère d'adoption Yvonne De Corce Boisvert. Je l'ai choisie comme amie il y a plus de vingt ans. Elle m'a enseigné la simplicité et la force de caractère.

Végétarienne depuis l'âge de sept ans, visionnaire et médium, Yvonne a publié après avoir eu neuf décennies. Toujours lucide et pleine d'humour, il fait bon l'avoir dans son entourage. Elle sait captiver l'intérêt des jeunes comme des moins jeunes.

Pour les enfants, elle représente un genre de bonne fée ésotérique et pour moi, elle est avant tout une personne solide, de gros bon sens qui sait garder les pieds sur terre malgré ses nombreuses communications avec l'au-delà. 

Après le décès de son époux, M. Boisvert, elle a toujours vécu seule mais elle a partagé quatorze ans de sa vie avec une colombe. Elle conduisait la voiture avec sa colombe sur l'épaule pour de longs trajets. Quel personnage coloré que cette Yvonne. J'aime toujours communiquer avec elle.

Yvonne est décédée à l'automne 2002, à l'âge de 94 ans.

   
À quoi pense notre Yvonne unique en son genre ? À son prochain livre ou à quelques guides venus d'on ne sait où pour lui chuchoter des secrets au creux de l'oreille.

Il est possible aussi qu'elle soit à regarder ses chakras qui s'allument et qui lui offrent, dit-elle, un spectacle unique.

De passage au Lac Beauport, elle m'a généreusement donné de son précieux savoir et m'a guidée par sa sagesse légendaire.

Comment ne pas vouloir la revoir bientôt ? En attendant, nous échangeons par téléphone. Elle me fait toujours promettre, à chaque appel, de faire un gros câlin à Chaton et à Soleil... qui, bien sûr, sont ravis.

Mon grand frère Louis en visite chez moi au Lac Beauport. Le sourire aux lèvres et les yeux perçants le caractérisent bien.

Autre détail : la tasse de café. Amateur depuis toujours, je sais qu'il me faut remplir la cafetière dès qu'il a un oeil ouvert le matin.

Une fois réveillé, il vous raconte la vie, la sienne comme la vôtre, à vous en couper le souffle.

Mon seul regret : ne pas avoir enregistré ses passionnants exposés sur la rencontre qu'il a faite, il y a plusieurs années, avec le «Petit Louis» qui a été déterminante pour le restant de sa vie.

Mes livres Petits Gestes et Grandes Joies, Le Mieux de la Peur ainsi que Le Courage d'être heureux relatent ses enseignements avisés.

 

Un autre beau sourire de mon frère Louiscroqué par ma caméra. Vous m'avez reconnue dans le miroir avec mon survêtement jaune ? Cachée derrière la lumière de la caméra, je n'aurais jamais imaginé me revoir dans le miroir qui revêt le mur de la salle à manger.

En regardant cette photo, j'ai la nostalgie de ma maison du lac. Vais-je y retourner un jour avec mon amoureux et nos animaux ? Chaton serait tellement heureux de retrouver son territoire de chasse.

Je demande à mes guides de me conduire sur la meilleure route d'évolution malgré les deuils nécessaires. On doit parfois lâcher prise à un certain confort matériel au profit de valeurs plus profondes.

Je vis actuellement avec mon amoureux et sa maison est tout à fait magnifique. Ce qui me manque, c'est la belle vue du lac et de la montagne. Le Lac Beauport a laissé en mon coeur une empreinte incroyable.

Pour toi, ma chère maman, qui a fait son possible pour naviguer au sein d'une famille spéciale, je veux tout simplement te dire que je t'aime ! C'est avec toi que je termine cet album de famille parce que tu as certainement mis ton coeur dans cette union avec Daddy qui avait déjà, lorsque tu as accepté sa demande en mariage, une petite famille d'une précédente union rompue par le décès de sa première épouse.

Il t'a fallu la détermination d'une lionne pour joindre les deux bouts. Avoir donné naissance à six enfants entre 35 ans et 43 ans, ça mérite un regard d'admiration et de reconnaissance. Sans toi et sans Daddy, après tout, je ne serais pas là.

J'aimerais bien donner naissance à un nouveau petit-fils ou à une nouvelle petite-fille pour toi. Des jumeaux, pourquoi pas ? Du ciel, tu pourrais les veiller comme un ange. Si tel est le désir d'esprits désincarnés aussi fantaisistes que leurs futurs parents, Pierre et moi les accueilleront avec bonheur.
 

 


 

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